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Première partie: le discours non modulant :: Deuxième partie: les accords à fonction ornementale et le discours modulant

DEUXIÈME PARTIE- 2.1 L'accord à fonction ornementale :: 2.2 La modulation

 


2.1 - L'accord à fonction ornementale || 1. Introduction :: 2. LE SIMPLE ACCORD À FONCTION ORNEMENTALE :: 2a. L'accord de 6te et 4te :: 2b. Les accords de 6te et de 5te à fonction ornementale :: 2c. Les accords de 7e diminuée et de 7e de dominante à fonction ornementale :: 3. LA SUITE D'ACCORDS À FONCTION ORNEMENTALE :: 3a. Le parallélisme d'accords de 6te :: 3b. Le parallélisme d'accords de 7e diminuée :: 3c. Une séquence toute particulière d'accords à fonction ornementale :: 4. Conclusion

3b. Le parallélisme d'accords de 7e diminuée

Le parallélisme d'accords de 7e diminuée se rattachant à deux types différents, s'avère pour l'analyste beaucoup plus délicat à traiter. Ce parallélisme pourrait en effet correspondre à une progression systématique dans le cycle des quintes où chaque accord se transforme en dominante de la fonction suivante. Mais un tel cas, en plus d'impliquer une évaluation fine des différents éléments du contexte, nécessite une progression soit par demi-tons descendants (ou pouvant s'y ramener), soit par tons ascendants (ou pouvant s'y ramener).



Figure 3

C'est dans cette perspective que l'on pourrait appréhender les exemples suivants:

Exemple 45 : R. Schumann : Novelette, op. 21, no 3, (mes 42-49)


Exemple 46 : R. Wagner : Rienzi, Ouverture, fin


...alors qu'un parallélisme d'accords de 7e diminuée survenant au sein d'un discours musical qui progresse soit par demi-tons ascendants (ou pouvant s'y ramener), soit par tons descendants (ou pouvant s'y ramener) va nous inciter à adopter (s'il y a lieu) la même posture analytique que celle que l'on a choisi d'appliquer à un parallélisme d'accords de 6te.

Figure 4

Ainsi en est-il dans les exemples suivants:

Exemple 47 : J.S. Bach : Partita no 6, BWV 830, toccate (mes 103-108)


Exemple 48 : F. Liszt : Étude d'exécution transcendante no 4, Mazeppa, Allegro (mes 1-5)


L'exemple suivant faisant intervenir les deux types de parallélisme d'accords de 7e diminuée, on se voit invité à renvoyer le tout au plan ornemental pour uniformiser la perspective d'analyse.

Exemple 49 : R. Schumann : Novelette, op. 21, no 8, Molto vivace (mes 1-4)


Exemple 50 : L.V. Beethoven : Sonate pour piano, op. 2, no 3, I, Allegro con brio (mes 212-232)


Relevons, à propos de ce dernier exemple, l'emploi d'un parallélisme d'accords de 7e diminuée qui va se resserrant tant du côté de la durée (de deux mesures à une mesure) que du côté de l'intervalle de progression ascendante (d'abord par tons, puis par demi-tons). Le recours aux deux types de parallélismes nous invite à nouveau à privilégier une perspective exclusivement ornementale, en accordant une fonction harmonique au premier et au dernier accords de la chaîne, afin d'uniformiser l'angle d'analyse.

3c. Une séquence toute particulière d'accords à fonction ornementale